Le marais de Pen-En-Toul – Première partie

P1110944Je profite d’un petit moment de pause sur mon logiciel de pêche (c’est du boulot quand même) pour écrire une petite balade comme on les aime sur ce site… Il s’agit d’une sortie que j’ai faite par un beau dimanche après-midi de mars au marais de Pen-En-Toul à Larmor-Baden, dans le Golfe du Morbihan.


Mon premier contact avec le site

Je suis allé pour la première fois à Pen-En-Toul pendant mon BTS GPN. Il s’agissait d’un sujet de travaux pratiques. Nous avons consulté des bouquins, fait quelques sorties là-bas, puis nous avons rédigé un rapport. Une mini-étude qui nous avait quand même occupés pendant quelques semaines.

Ce lieu particulier m’avait laissé un souvenir durable. Nous n’avions pourtant pas vu beaucoup d’oiseaux à l’époque – c’est plus la diversité floristique qui nous avait impressionnés. Mais les landes humides qui bordent le marais ont un charme certain, et le marais laissait une furieuse impression de territoire inexploré, terrain d’aventures. Curieux pour un bout de marais blotti au milieu des résidences luxueuses de Larmor-Baden…

Mais il faut dire qu’à l’époque, tout était à faire… Le marais était plutôt difficile d’accès. Il n’y avait pas de chemin praticable tout autour du marais. Nous avions surtout crapahuté dans la vase et dans les roseaux afin de faire une rapide études des végétaux qui peuplaient les différents milieux. Nous avions quand même observé quelques oiseaux à l’époque. Mais il faudrait que je retrouve mon rapport pour pouvoir préciser lesquels…

Un milieu façonné par l’homme

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La photo aérienne ci-dessus tirée du Géoportail (années 2000-2005) donne une bonne idée de la situation du marais. Il s’agit d’une cuvette plane d’environ 40 hectares bordée au sud par les résidences de la ville de Larmor-Baden. Au nord, et à l’ouest, des bois et des landes humides bordent le marais. Et pour finir, à l’est, une digue avec des vannes qui communiquent avec le Golfe du Morbihan permet de contrôler le niveau de l’eau dans le marais.

Comme on peut le voir sur la page Wikipédia du site, la digue a été construite au milieu du XIXème siècle afin de faire du bras de mer de l’époque des marais salants. On en voit clairement les traces sur la photo aérienne. Le site a aussi servi entre temps de terrain d’aviation, mais je reviendrais sur ce point plus tard.

Le site de l’association “Bretagne Vivante” présente le marais : http://www.bretagne-vivante.org/content/category/39/95/141/. Il y a 3 exemplaires de la “Lettre de Pen-En-Toul” en consultation au format PDF qui présentent les oiseaux et plantes que l’on peut rencontrer sur le marais et ses alentours.

Ci-dessous, une des vannes situées au niveau de la digue. C’est la photo “classique” que l’on trouve dès que l’on cherche “Pen-En-Toul” sur Google. Mais la photo est intéressante car elle montre bien le marais tel qu’il est, il s’agit d’un milieu naturel aux contours dessinés par les hommes au fil du temps.

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Regardez bien, les digues que l’on voit sur la photo ci-dessus et sur la photo satellite sont toutes artificielles. Le sol a été nivelé pour être parfaitement plan et est recouvert en général de quelques centimètres d’eau. Un système de canaux complexe permet la circulation de l’eau depuis l’étier d’approvisionnement (photo ci-dessous) qui part de la digue en direction des bassins rectangulaires situés au nord-ouest du marais. L’eau doit ensuite logiquement repartir par les zones plates du marais, à moins que le circuit de l’eau n’ait été modifié plus considérablement depuis son ancienne fonction de marais salants.

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Un milieu modifié par l’homme donc, mais un paradis pour les oiseaux avant tout… Tout comme mes chers marais de Brière qui nourrissent quelques autres articles sur ce blog.

Une gestion exemplaire ?

Il était donc logique que je retourne un jour là bas. J’étais bien retourné y-faire un saut en 2006, mais bébé et période humide oblige, à l’époque, nous n’avions pas pu en faire le tour. J’étais resté un peu frustré de cette sortie. Et j’ai finalement trouvé le temps d’y retourner afin de constater dans les grandes et les petites largeurs ce qu’était devenu ce petit bout de marais…

J’en ai fait le tour assez rapidement (le chemin fait environ 3 kilomètres). Et je dois dire que pas un seul instant je n’ai été déçu. Le marais a été géré depuis par le conservatoire du Littoral et par l’association “Bretagne Vivante”, et les effets de cette gestion sont bien visibles. Quel changement depuis l’époque des années 90 où le marais était finalement “peu valorisé” (pour utiliser des termes “pro”) !

L’aménagement du marais pour les oiseaux

Le marais a été aménagé afin de favoriser le repos, le nourrissage et la nidification de nombreuses espèces. Dans les espèces nicheuses, on compte le Tadorne de Belon, l’Avocette Elégante, L’Echasse Blanche, la Sterne Pierregarin. Les hauteurs d’eau dans le marais sont contrôlées afin d’être les plus confortables possibles pour les différents oiseaux qui fréquentent le site.

Ci-dessous une volée de barges à queue noire qui fouillent la vase à la recherche de nourriture. On voit que les oiseaux ont les pattes dans 5 centimètres d’eau, et c’est comme ça sur plusieurs hectares. Quel paradis ! (désolé pour la qualité de la photo).

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Les radeaux que l’on voit sur la photo ci-dessous, au milieu de l’eau ont été mis en place pour faciliter la nidification des sternes, afin d’éviter que les œufs soient la proie des renards et des corneilles.

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P1110910Des postes d’observation ont également été aménagés autour du marais afin de faciliter l’observation des oiseaux. Le plus original et le plus intéressant est certainement ce garage sur le toit duquel on peut grimper afin de voir le panorama de tout le marais. Ce garage est situé dans les bois qui bordent la partie ouest du marais. Il est difficile de passer à côté sans le voir tellement la déco tranche avec le reste du site !!!

Décoration spéciale, peut-être, mais une fois grimpé l’escalier de fer, quel spectacle ! Si vous passez à Pen-En-Toul, n’oubliez surtout par vos jumelles…

Le jour où j’en ai fait le tour, il y avait peut-être une centaine d’avocettes dans la partie centrale du marais. Je n’en avais jamais vu autant. Certaines au repos, d’autres à la recherche de nourriture. Ces gracieux oiseaux noirs et blancs, j’en avais vu la dernière fois dans les marais salants qui sont avant le traict de Pen-Bron. Mais là, ils étaient des dizaines et des dizaines. Impressionnant !!!

Il y avait aussi quelques foulques noirs avec leur bec blanc. Une petite dizaines de tadornes. Des “canards” à tête marron que je me garderais bien d’identifier précisément… peut-être des grèbes. Et quelques colverts…

Bon, je m’arrête là pour ce soir, il me reste pas mal de choses à dire sur le site. Dont par exemple, l’histoire du mystérieux aérodrome qui aurait selon Wikipédia été aménagé sur le site à un moment… ??? Ca n’excite pas votre curiosité ça ? Suite au prochain épisode

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