Ca sent le printemps… oui, on sait !

20130420_195100En créant ce blog, j’avais promis de ne pas tomber dans les platitudes du genre “oh que le printemps est long à arriver cette année”. Donc je ne vous servirais pas ce genre de couplet.

Je ne vous ferais pas non plus le “petits oiseaux, petites fleurs et petits poissons” en vous parlant du couple de rouge-queue noirs qui est revenu nicher près de mon lieu de travail… Ou encore de ces quelques pieds d’Orchis Bouffon que nous avons croisé l’autre jour sur un de mes postes de pêche en eau douce. Ou des alevins qui commencent à grouiller en surface le soir après une journée ensoleillée…

Pour aujourd’hui, rien de tout ça. Car voici le compte-rendu de la sortie qui marquera la fin de l’hiver…

Nous avons fait cette sortie à trois pêcheurs par un beau dimanche matin. Julien à la mouche. Guillaume et moi aux leurres. Objectif pour Julien, prendre des gobies ou vieilles à la mouche, une première. Objectifs pour Guillaume et moi… Tout ce qu’on pourra trouver, gobies, lieus et vieilles !

20130421_090833La marée était basse à 8 heures le matin, petit coefficient, et un petit vent de terre. Résultat en arrivant sur la côte, pas une vague. Mais une eau quand même assez trouble. Conditions extra pour le rockfishing dans les rochers. Nous avons rejoint Guillaume vers 8h30 sur notre spot à gobie favori. Et d’emblée, Guillaume nous a dit : “Hier, c’était la fête !”. En effet, il avait fait une sortie la veille au soir, et apparemment, les poissons se jetaient sur n’importe quoi. On s’est demandé si on allait voir beaucoup de poisson du coup… Si tout ce petit monde avait bien festoyé la veille.

J’ai attaqué par un trou que je connais bien. J’avais un petit leurre type mini worm rose pétant. J’ai essuyé plusieurs refus d’un gobie à la sortie du fameux trou. Je me suis dit “ah, ça va peut-être être un peu compliqué aujourd’hui”. Mais 30 secondes plus tard, je sortais un joli petit crénilabre du même trou.

20130421_094223Après cela, les touches se sont enchainées. Les poissons étaient bien là. Mais l’eau étant froide au matin, ils n’étaient pas encore postés sur les zones de chasse. Et pas trop mordeurs. Nous avons ratissé le milieu de grandes mares sans trop de succès. Les touches se faisant plus fréquentes aux abords des trous, surplombs et autres bordures de mares. Au fur et à mesure de la matinée, avec la montée de l’eau et de l’ensoleillement, les poissons se sont fait plus nombreux dans le centre des mares, et dans les algues.

Tout le monde a sorti ses gobies et ses vieilles. Julien aussi à la mouche. Apparemment, le rockfishing à la mouche, c’est faisable. Il faudra juste pour une prochaine fois prévoir des mouches imitations crevette ou alevins. La mouche offre même l’avantage de permettre de ratisser une large mare à une faible profondeur sans trop s’accrocher sur les roches.

Vers le milieu de la matinée, nous avons atteint un poste où j’ai déjà pris pas mal de vieilles. Mais côté large, pas côté mares. J’ai donc opté pour un montage drop-shot avec un gulp alive de 2 pouces lesté d’un petit plomb de 5 grammes. Histoire de voir si quelque petit lieu ou vieille serait posté là. Premiers vrais lancers de la saison dans le grand bleu ! Ca changeait au niveau maniement des ports et des marouilles que j’ai gratté tout l’hiver. Quel bonheur !

J’ai opté au début pour une animation assez discrète. Mais j’ai vite compris que vu la teinte de l’eau, si je voulais provoquer quelques touches, il fallait faire un peu de bruit que dans le port de Saint-Nazaire. J’ai donc envoyé mes plus beaux frétillements dans le leurre avant de faire de longues pauses. Et au bout de quelques minutes, j’ai eu une touche pas vraiment franche. Suivie de quelques belles secousses… Suivies d’un décroché ! J’ai du faire un beau grognement de désespoir. Je venais de rater mon premier “vrai” poisson de l’année ! J’ai dit à Guillaume qui pêchait juste à côté “c’était gros, mais décroché”. En désespoir de cause, j’ai relancé au même endroit. Au bout de deux lancers, en plein milieu d’une pause, j’ai senti un gros “cht’on” dans la canne. J’ai ferré, et là, j’ai senti un client… comment dire, d’un certain poids !

J’ai vite compris que ça n’était pas une vieille, car le poisson n’est pas parti se tanker dans un trou. Mais impossible de le faire monter, et impossible de le faire venir près de moi. J’étais monté en 18 centièmes, et je n’ai pas une confiance illimitée dans la solidité du noeud Palomar utilisé pour le montage drop-shot. Mon frein était donc réglé au millipoil. J’ai rajouté un clic prudemment. Guillaume et Julien m’on dit que ma canne faisait une sacrée courbure. Vu le combat, je me suis dit que c’était un bar d’au moins 60. Mais arrivé près de moi, en fait il s’agissait bien d’un bar, mais accusant seulement 46 centimètres.

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Voilà donc la boule de nerfs qui m’a donné tant de fil à retordre. J’en ai pourtant sorti de plus gros que ça, mais c’était avec un montage finesse classique. L’UL, ça change tout !

Après ça, j’ai gratté quelques autres postes de la même manière, mais sans aucun succès. Il s’agissait sans doute d’un individu isolé. Julien par contre a réussi à faire bouger un gobie énorme évalué à 25 centimètres. Mais impossible de le faire mordre. Suivi d’une vieille également de taille respectable. Et tout ça dans 1 mètre carré de mare !

Ensuite, il nous a sorti un joli gobie à la mouche :

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Nous avons aussi rendu une visite à Pierre-Henri (c’est plus adapté que Roger finalement). Un autre masta gob qui habite un trou de luxe pour lui tout seul. Mais ayant été pris la veille par Guillaume, il a juste sorti son museau noir avant de repartir dormir tranquillement.

Le dernier poisson a été pour Guillaume qui nous a sorti une belle vieille bien colorée :

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Pour finir intelligemment, terminons par les leçons apprises dans cette belle matinée :

  • Première leçon, les petits poissons de roche sont bien là, ils sont bien plus nombreux que cet hiver, et ils ont faim ! Bref, la saison est démarrée.
  • Deuxième leçon, le rockfishing à la mouche, ça a l’air bien sympa. Bien qu’apparemment pas super répandu.
  • Troisième leçon, par pitié, réserver le drop-shot UL aux zones où on est certains de ne pas tomber sur une “vraie” vieille. Parce que j’ai vraiment eu de la chance sur ce coup là de ne pas accrocher une mémère, elle aurait été se caler dans un trou ou dans les algues, et je l’aurais cassée “bêtement”…

Voilà voilà…

Catégories : Mouche, Rockfishing, Rockmouching | Un commentaire

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Une réflexion sur “Ca sent le printemps… oui, on sait !

  1. Guillaume

    Super sortie très sympa avec un bar très combatif qui nous a tous fait vibrer !

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