Quelques postes à gobie

Sans titre 3 (2)J’ai fait récemment des photos de certaines mares où je pêche des gobies. Je me suis dit que ça serait sympa de faire un article sur ce sujet. Voilà donc avec un peu de retard l’article en question. Il s’agit donc du “où je pêche des gobies ?”, et un peu plus que des gobies au final…


Les rochers

J’adore les rochers. Je préfère ça cent fois aux zones portuaires qu’affectionnent généralement les rockfishers. Mais encore faut-il trouver des rochers propices au rockfishing. Pour cela, le premier outil que j’utilise est Google Earth. Je longe le trait de côte pour trouver une zone de rochers importante. Une fois une zone trouvée, j’utilise l’outil de mesure pour mesurer la taille de la zone :

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Sur la capture ci-dessus, la zone fait 600 mètres de long par 290 mètres de large. Suffisamment pour justifier une petite visite à marée basse !

Une fois sur place, encore faut-il que la zone regorge de trous propices à l’habitat des poissons de roche. Cela dépend principalement de la nature de la roche présente sur place. Et aussi de l’orientation des strates du terrain. Il vous faudra peut-être dans un premier temps essayer plusieurs endroits avant de trouver le terrain de jeu idéal. Il n’y a pas de secret, il faut profiter des marées basses pour faire du repérage !

Une fois le coin choisi, et une fois rendu sur place avec la canne, voici les différents types de postes que je pêche régulièrement…

“La mare aux innombrables rochers”

Le premier genre de poste où je trouve des gobies, ce sont des mares de ce genre. Il s’agit d’une mare contenant de gros blocs rocheux posés au fond. La mare doit-être permanente, c’est à dire qu’il doit rester de l’eau dedans pendant toute la durée de la marée basse. Elle doit également être recouverte à marée haute. J’ai remarqué que les plus gros spécimens se trouvent le plus loin de la plage en général.

Chaque bloc peut-être un refuge pour un ou deux, voire trois poissons. On le voit bien sur la photo ci-dessous, où chaque flèche verte est un gobie potentiel.

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En été, avec une approche discrète et un peu de chance, j’arrive parfois à faire une dizaine de gobies sur ce genre de mare. Par contre, si les gobies sont en poste hors des trous, généralement, je grille le poste à dix mètres de la mare en approchant. Généralement, après cela, je fais quand même les trous en misant sur un gobie qui n’était pas sorti !

Ce genre de poste est prolifique, mais les gros gobies, je les fais surtout sur le type de poste qui vient après…

“La barre”

Sans titre 1 (2)Il s’agit là d’une curiosité de l’érosion, où une couche plus tendre de la roche a été érodée, créant un trou tout en longueur au niveau de l’eau au ras d’un des bords d’une mare. J’ai 4 ou 5 mares comme ça parmi mes favorites. Et ce sont celles qui me rapportent les plus gros spécimens.

Le trou peut parfois faire plus de 4 ou 5 mètres de long. Il est généralement surplombé par un beau gros rocher (la barre donc). Les gobies sont à l’affut dans le trou en regardant tout ce qui se passe dans la mare. C’est un poste de rêve pour eux. Je fais l’approche par le dessus et par derrière de manière à ne pas être vu.

Je prospecte en promenant un bout de leurre à allure modérée. Au moindre signe de vie (mouvement d’algue, sable brassé, ou tête de gobie qui sort du trou), je reviens en arrière, et j’insiste. Il ne faut pas hésiter à faire également des pauses avec le leurre immobile entre deux eaux. Sur un gobie récalcitrant, parfois la pause fait toute la différence.

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Regardez moi ce trou. C’est là dedans que je fais régulièrement des gobies entre 20 et 25 cm…

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“La faille”

Ce genre de faille entre deux blocs de rochers peut parfois courir sur plusieurs dizaines de mètres, en offrant tous types de postes, à parcourir en s’arrêtant sur les endroits qui paraissent prometteurs.

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Les ports

Il faut savoir que la pêche à partir de tout ouvrage portuaire est interdite par la loi. Mais la pratique du Sans titre 2 (2)rockfishing est tolérée dans de certains ports plus sympathiques que les autres. Quand je pêche dans un port, je me comporte donc en invité, et je respecte certaines règles, comme par exemple :

– Les plaisanciers et les pros ont la priorité.

– Je ne pêche pas les pontons (ou alors très tard la nuit). Ils sont réservés aux plaisanciers. Je me limite aux ouvrages “en dur”. Et j’évite soigneusement les endroits “gênants” (zone de mobilité d’une grue par exemple).

– Je garde une mobilité constante. Personnellement, je ne pose jamais mon sac de pêche, je le garde sur le dos tout le temps. Je fais de toutes manières pareil sur les rochers. Pour la petite histoire, j’ai appris ce principe à mes débuts le jour où mon sac a été balayé par une vague sur une jetée !

Les enrochements côté mer

Il s’agit généralement du côté battu par les flots d’une jetée. Je pratique très peu ce genre de poste, j’aurais donc du mal à donner quelque conseil que ce soit. Mais si je devais pêcher ce genre de poste, je chercherais en premier de grosses vieilles à la base de l’enrochement. Et je chercherais surtout à l’aide d’un mini jig des maquereaux et autres pélagiques en pleine eau. Sur une canne light, ça doit-être un régal.

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Les enrochements côté port

Je pratique généralement de préférence de nuit, à la lueur des réverbères. Rarement seul. L’observation est ici la clé. On repère d’abord des poissons en chasse. Nous parcourons généralement plusieurs centaines de mètres de berge avant de choisir un poste.

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Au moindre signe d’activité, petit plouf ou sillage de nageoire à la surface, c’est ici qu’il faut s’arrêter ! Un Power Isome ou un mini jig manié pas trop profond devrait vous permettre de faire des petits lieus, bars ou chinchards. A défaut de chasses, généralement, je gratte le fond des bassins, il y a de bonnes surprises.

Les quais en béton

Je parle là de quais à la verticale, qui tombent bien droit à pic sur plusieurs mètres.

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Je pratique ce genre de quais en drop-shot ou avec une petite tête plombée à gratter le fond par petits bonds. Les poissons que j’y fais sont tacauds, petits lieus, gobies, principalement. Le relâché sur ce genre de poste est délicat. Et j’ai horreur de balancer un gobie de 4 mètres de haut dans la flotte. Donc quand j’arrive sur un poste de ce genre, je regarde généralement où je pourrais relâcher “proprement” un poisson. Ce peut-être un escalier une cale ou un ponton…

Bref, les ports, ça n’est pas ma spécialité. Mon poisson préféré y est le chinchard que je fais très rarement depuis les rochers.

Et vous, quels types de postes à gobie vous pratiquez ?

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